La politique capitaliste ne fonctionne pas pour les gens ordinaires!

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Les marchés ont chuté et les commentateurs libéraux sont horrifiés par la perspective d’avoir Donald Trump comme 45ième président des Etats-Unis.

Cette élection nous a montré à quel point le système politique américain est en faillite, à quel point l’Amérique est divisée, la superficialité du discours politique, et que le système capitaliste n’est pas un exemple pour le monde.

Le système est en faillite parce que le vote pour Trump apparaît être, comme le vote pour le Brexit, un vote ‘antipolitique’ – un constat que le système politique sous les démocrates ou les républicains (Trump n’est pas considéré comme tel) n’a pas fonctionné pour beaucoup de gens en Amérique. Il semble qu’un grand nombre de votes pour Clinton soit motivé par une crainte de Trump, et non pas un vote de soutien pour une vision positive.

L’Amérique ne se réduit pas à un homme ou une femme. L’Amérique est un ensemble d’institutions qui opèrent en accordance avec un système capitaliste, qui a travers les années, a systématiquement compromis les mêmes principes qu’il clame défendre.

C’est ce système et  ces institutions qui ont conduit le choix entre Trump et Clinton.

Le niveau de méfiance dans la politique Américaine va de pair avec le degré d’incertitude dans son économie, la dette publique dépasse les $19 trillions et le déficit budgétaire atteint les $500 milliards sur base annuelle!

Cette élection nous démontre que le capitalisme est devenu un ‘homme malade’, en déclin – mais qui a toujours la capacité de nuire aux autres.

L’Amérique est divisée. Nous n’avons jamais vu le leader du monde démocratique autant divisé – entre blanc et noir, homme et femme, libéraux et conservateurs.

L’élément affligeant de cette situation nous montre la désillusion du peuple américain dans la démocratie séculaire et le capitalisme, qui arrivent à conduire au pouvoir un président noir qui a présidé sur les fusillades d’hommes noirs – et ce peuple se méfie des promesses d’une femme qui promet de lutter pour la cause des femmes et d’un homme blanc qui promet de se battre pour les travailleurs blanc ! Cette division reflète leur déconvenue à ne pas savoir où chercher les réponses. Les conservateurs considèrent les valeurs libérales comme étant destructrices des valeurs de la famille. Les libéraux blâment les conservateurs d’exploiter les différences raciales au sein de la société.

Le discours politique superficiel reflète le raisonnement et les commentaires triviaux de la pensée séculière capitaliste. Les accusations sur le caractère de Trump – comme étant misogyne, raciste, islamophobe et instable- ont ombragé ses déclarations pro-Poutine et ses déclarations sur la renégociation des traités de commerces, ce qui est la réelle inquiétude des autres pays Occidentaux.

Similairement, les accusations sur la malhonnêteté de Clinton, ont mis l’ombre sur son implication dans des intérêts capitalistes et son rôle destructif en tant que    Secrétaire d’Etat (la complicité dans le désastre ‘AfPak’, la déstabilisation de la Libye, le soutien de Bashar al Assad, la loyauté à l’occupation sioniste de la Palestine).

En résumé, cette élection montre que l’Amérique et le capitalisme ne sont pas un modèle pour le monde. Ça en dit beaucoup sur l’état du leadership et le manque de vision dans le monde aujourd’hui.

Des présidents viennent et partent, les politiques misent en œuvre peuvent être amendées, mais il n’y aura pas de réel changement dans ce qui à l’apparence semble être un grand changement.

L’Amérique est un état capitaliste avec une politique étrangère capitaliste, qui est convaincu de son droit de coloniser d’autres nations pour son enrichissement matériel. Ceci n’aurait jamais changé sous Trump ou Clinton – la seule différence se trouve dans les styles, les moyens et les priorités. Bush a envoyé des armées afin de faire couler le sang dans le monde musulman, tandis qu’Obama utilise des drones. Chacun d’eux a soutenu ou déstabilisé des régimes pour l’intérêt des corporations aux Etats-Unis.

Le réel changement dans le monde ne peut venir de la foi en un individu – peu importe à quel point cette personne serait bonne ou mauvaise. Ça ne viendra ni d’un parti politique, ni d’un pays et ni d’un gouvernement qui appelle à, applique ou imite ce système capitaliste en faillite qui prospère en exploitant les autres.

Cela ne viendra que lorsque le monde aura une réelle alternative à contempler.

Lorsque le monde musulman traduit sa foi en islam dans la foi des idées politiques de l’islam, et  restaure le système islamique de gouvernance sous le khilafah – émane un système juste, qui rend des comptes au gens, non permissible à la manipulation ; qui place les pauvres et ceux dans le besoins au centre de son programme économique ; qui a la capacité d’unir son peuple en tant que citoyens indépendamment de leurs couleur où les non musulmans se sentiront également en sécurité ; et qui défendra ses terres de l’occupation et de l’exploitation.

Ce type d’Etat sera un exemple pour le monde dans l’appel au bien et à l’espoir – dans lequel la politique consistera à gérer les affaires des gens.

Les gens peuvent le démentir ou le nommer superficiel – mais ce sont eux qui sont superficielles.

Quand le capitalisme a atteint son sommet, il produit le choix entre Trump et Clinton – quand l’islam atteignit son sommet, c’était un système qui donna au monde des leaders comme Abu Bakr, Omar, Othman et Ali.

Pas de compétition !

 

Dr. Abdul Wahid

http://www.hizb.org.uk/current-affairs/lesson-of-us-elections-capitalist-politics-doesnt-work-for-ordinary-people

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