Les musulmans d’Europe et les discussions sur le Khilafah

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Les musulmans d’Europe devraient être confiants sur l’importance de s’exprimer sur le Khilafah

Tout d’abord, il est une obligation islamique de gouverner par ce qu’Allah a révélé, sous un même souverain ; qui gère les affaires des gens par l’islam, porte l’islam au monde, et sécurise les terres islamiques.

Le Khilafah est considéré comme une obligation établie et confirmée par les preuves du Coran et de la Sounna – avec des savants réaffirmant l’obligation dans chacun des quatorze derniers siècles – malgré les quelques académiciens révisionnistes qui font des contorsions avec la jurisprudence islamique.

En second lieu, les jeunes musulmans désenchantés luttent pour ne pas incorporer les valeurs libérales séculières avec leur croyance. Les jeunes musulmans devraient être enseignés au sujet de la grande civilisation islamique qui s’est développée sous le Khilafah.

Tellement grande, que ceux qui ne souscrivent pas nécessairement à la croyance de l’islam sont obligés de parler de sa grandeur et de sa contribution au monde. Carly Fiorina a fait son éloge, le Président Obama l’a reconnu, et Tony Blair a été sidéré par son envergure – mais sans jamais mentionner la politique islamique qui a permis à ces grandes valeurs islamiques d’être actualisées.

En troisième lieu, il est important, que nous apprenons les leçons de sa disparition afin de ne pas répéter les mêmes erreurs – que l’échec fut qu’à la place de rechercher des solutions aux problèmes contemporains en islam, ils copièrent plutôt les États capitalistes, ou en raison de la négligence de la langue arabe et la fermeture de la porte de l’Ijtihad; ou encore le colonialisme intellectuel, politique et économique qui a permis en fin de compte la dissection militaire.

Quatrièmement, nous devons être prêts à exprimer ce que les musulmans vivant sous l’oppression ne sont souvent pas capables de faire – qu’il y a une augmentation de musulmans à travers le monde qui veulent le retour du Khilafah. En Syrie, un grand nombre des courants majeurs d’opposition au régime Assad – ses mouvements qui sont aussi opposés l’EIL – sont pour le Khilafah. Les résultats des sondages montrent que constamment à travers le monde, les musulmans veulent plus d’islam dans la vie publique, et non pas moins. Même en Turquie, 93 ans après l’abolition de Khilafah, le désir de plus d’islam a augmenté alors que le mouvement kémalisme est en train de s’éteindre.

Cinquièmement, le Khilafah, la gouvernance islamique, la sharia, le jihad – tous ont été diabolisés dans le cadre d’une guerre idéologique contre l’islam. La politique des gouvernements réduit au silence les musulmans en les empêchant de s’exprimer sur ces nombreuses questions importantes. Le silence qui s’ensuit, par crainte d’être étiquetés comme « extrémistes » a laissé un vide dangereux qui peut être rempli par des forums ou des tchats sur Internet, sous la direction de « Shaikh Google ».

Le résultat est que les jeunes musulmans n’ont pas de guides sur ces questions et peuvent être induits en erreur en leur faisant croire que le Khilafah signifie soit une responsabilité vague pour les gens à s’occuper de la planète – ou les prétentions d’un groupe de combat autoproclamé qui prétendent « gouverner » sur une zone de guerre qui est dans un état constamment en conflit. Certes, ils n’entendent pas sur le minbar que l’islam rend illégitime les revendications d’un seul groupe, pour nommer leur chef comme un chef suprême de la Oummah sans bay’ah valide, tout comme l’affirmation d’être un « État » alors qu’ils ne sont pas capables ni de sécuriser, ni de contrôler leur territoire. Comment peut-on continuer à les définir comme un État ?

Sixièmement, le Khilafah est l’unique outil qui puisse apporter une solution provenant de l’islam à tous les problèmes du monde musulman. Les musulmans en Europe sont sans aucun doute préoccupés par leurs frères et sœurs qui souffrent dans le monde, fuyant les zones de guerre, vivant une pauvreté extrême sous occupation ou sous des gouvernements corrompus. Ils expriment généralement leur préoccupation par des actes d’aide caritative. Cependant, rechercher une solution serait plus primordiale. L’Islam est venu avec des solutions à tous ces problèmes et plus encore. Ses forces armées sont censées protéger les personnes, et non pas être mobilisées contre le peuple, comme cela est le cas généralement aujourd’hui. Il y a assez de force militaire dans le monde musulman pour libérer la Palestine, renverser le régime d’Assad, stabiliser le Yémen et sauver les musulmans Rohingyas – mais il n’y a pas de volonté politique !

Le monde musulman et au-delà :

Enfin, il n’y a pas que les musulmans qui ont besoin du Khilafah, mais le monde entier à besoin d’une solution alternative ! La portée du Khilafah, l’Islam en général, est non seulement pour les problèmes du monde musulman – mais aussi pour les problèmes qui se posent dans le monde entier, parce que la portée de l’Islam est pour l’humanité tout entière.

Que ce soit la pauvreté, l’instabilité économique, l’insécurité politique, la violation des droits fondamentaux des personnes, les dommages à l’environnement, la menace d’une pandémie mondiale ou de l’éradication du paludisme – toutes ces luttes du 21 ème siècle sont les luttes dont les musulmans souhaitent faire partie parce qu’ils reconnaissent que l’Islam est venu pour guider l’humanité – musulman ou non musulman – vers la résolution de ces problèmes complexe.

La plupart des musulmans ne sont pas conscients des solutions de l’Islam à toutes ces choses, ils suivent les solutions socialistes ou capitalistes, parce qu’ils ne sont pas au courant de l’alternative – ou même de la responsabilité collective qu’ils portent sur leurs épaules.

Allah (swt) dit que cette Oummah est la « meilleure Oummah » – un rôle collectif qui ne peut être réalisé qu’avec un leadership unifié. Alors, quand il s’agit que les musulmans prennent soin des questions qui transcendent les frontières, c’est le Khilafah qui est la méthode islamique prescrite pour répondre aux questions qui ne peuvent pas être résolues par des individus ou des états-nations faibles. Leurs causes sont des problèmes systémiques dans l’ordre international – et ils ont besoin d’un état sur la scène internationale pour y répondre à ces choses en accord avec l’islam, et de remettre en question l’hégémonie du capitalisme mondial qui a causé tant de mal à l’humanité.

Il est étrange que les gens pensent qu’il est « raisonnable » ou « réaliste » d’appeler à une forme adaptée de sécularisme libérale occidentale pour le monde musulman, qui n’a rien à voir avec les croyances du peuple et l’histoire de la région ; au lieu du système qui a donné une dignité et une civilisation sans précédent dans l’histoire du monde.

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