Comment le Khilafah garantira aux femmes leurs droits à l’éducation?

597
0
Partager:

L’Islam considère la recherche du savoir islamique comme obligatoire pour les femmes et les hommes.

 Le prophète ﷺ a dit : طَلَبُ الْعِلْمِ فَرِيضَةٌ عَلَى كُلِّ مُسْلِمٍ « La recherche de la science est une obligation pour tout musulman ».  [Ibn Majah]

La haute considération du prophète ﷺ sur l’importance de l’éducation des femmes se reflète dans l’érudition de plusieurs de ses épouses, les Sahabiyyat et d’autres femmes pendant sa gouvernance à Médine.

La femme du Messager ﷺ Aisha (ra) a obtenu le titre de «Faqihat ul Ummah» (juriste de la Oummah) en raison de sa connaissance des hadiths et de son expertise en jurisprudence islamique. Elle a rapporté plus de 2200 hadiths du Prophète ﷺ. Aisha (ra) était également une grande spécialiste de la médecine de l’époque, de la littérature et de la poésie.

Le Messager ﷺ enseignait l’islam, à la fois aux hommes et aux femmes, dans la mosquée et dans d’autres assemblées publiques. Il a également choisit un jour de la semaine spécifique à l’éducation des femmes sur leur Dîn. Le prophète a également accordé de l’importance à l’alphabétisation des femmes, reflétée dans la charge donnée à la dame musulmane Shifa bint Abdullah d’apprendre à écrire à sa épouse Hafsa.

Abu Sa’id al-Khudri (ra) rapporte que certaines femmes ont dit au prophète ﷺ  : «Les hommes nous ont devancés (en termes d’acquisition de connaissances). Par conséquent, fixe également une journée spéciale pour notre bénéfice. Le Prophète a fixé un jour pour elles. Il ﷺ les rencontrait ce jour-là, les conseillait et les éduquait sur les commandements d’Allah (swt).» [Al-Bukhari]

L’Islam encourage également les hommes et les femmes à étudier le monde qui les entoure et à apporter des contributions à l’humanité dans tous les domaines – y compris la science, la médecine, l’industrie et la technologie. 

Cette haute estime de l’Islam pour la recherche de la science religieuse et d’autres formes de savoir, forme les bases de l’attitude du Khilafah vis-à-vis de l’éducation des femmes.

 Le prophète ﷺ a dit : وَمَنْ سَلَكَ طَرِيقًا يَلْتَمِسُ فِيهِ عِلْمًا سَهَّلَ اللَّهُ لَهُ بِهِ طَرِيقًا إِلَى الْجَنَّةِ

« Allah facilite le chemin du paradis pour celui qui marche sur le chemin à la recherche de la connaissance » [Muslim]

Le Khilafah à venir considèrera l’éducation comme un droit fondamental de chaque individu ainsi que comme un élément essentiel du bien-être social et du progrès matériel de toute la société. Il est obligé de fournir une éducation gratuite aux niveaux primaire et secondaire aux garçons et aux filles. Cela inclurait des matières telles que les disciplines islamiques, l’arabe, les mathématiques et les sciences expérimentales telles que la biologie, la chimie et la physique. L’État s’efforcera également de financer au mieux de ses capacités pour rendre gratuit l’enseignement supérieur pour les hommes et les femmes.

L’enseignement de ce qui est nécessaire à la vie est dans les attributions de L’Etat qui doit assurer gratuitement l’enseignement primaire et secondaire…(Article 178, Projet de Constitution du Hizb ut-Tahrir pour le Khilafah)

L’enseignement sera non-mixte dans les écoles publiques et privées, une séparation entre garçons et filles est obligatoire. Sous le Khilafah, les garçons et les filles, les hommes et les femmes ont les mêmes droits en matière d’éducation. Toute discrimination entre les sexes ou l’un de ses citoyens dans l’accès à une bonne éducation est interdite. En outre, les femmes comme les hommes doivent acquérir les connaissances islamiques requises liées à la vie politique, économique et sociale ainsi qu’à d’autres branches afin de pouvoir s’acquitter de leurs obligations islamiques, s’engager dans diverses activités et actions sociétales que l’Islam leur permet, et se conformer aux règles islamiques en tant que musulmans et en tant que citoyens de l’État. Le Khilafah est donc obligé d’organiser son système éducatif pour fournir aux filles et aux femmes de telles connaissances et s’efforcera également de supprimer toutes les attitudes traditionnelles ou les barrières culturelles qui dévalorisent l’éducation des femmes ou empêchent les filles de poursuivre leurs droits à l’éducation.

« La femme bénéficie des mêmes droits que l’homme et assume les mêmes devoirs, sauf pour les particularités que l’islam accorde à l’un ou à l’autre. La femme peut pratiquer le commerce, l’agriculture, l’industrie; elle peut aussi établir des contrats et gérer des affaires. Elle peut posséder tout ce que la Loi islamique permet de posséder. Elle peut assurer la gestion de ses biens par elle-même ou par personne interposée, et s’engager dans toutes les affaires de la vie. » (Article 114, Projet de Constitution du Hizb ut-Tahrir pour le Khilafah)

L’effort de l’État pour devenir une puissance mondiale de premier plan dans les domaines de la science, de la médecine, de la technologie, de l’industrie et dans d’autres domaines, conformément à l’Islam, le poussera à rechercher l’excellence dans l’éducation. Il encouragera donc les femmes à entrer dans des études supérieures et les aidera à se spécialiser dans divers domaines, y compris les disciplines islamiques, la médecine, la science, les langues et l’ingénierie. Tout cela garantira les aspirations éducatives des filles et des femmes (tout en mettant l’accent sur le rôle d’épouse et de mère). 

Il est obligatoire pour le Khilafah de fournir la meilleure éducation et les meilleurs services médicaux possibles à ses citoyens, comme le messager  d’Allah (swt) l’a décrit comme étant le «Gardien» du peuple. Il est donc nécessaire d’avoir une abondance de femmes médecins, infirmières et enseignantes pour remplir ces rôles.

C’est cette atmosphère d’apprentissage et d’étude passant par la mise en œuvre du système islamique qui a assuré la prospérité de l’éducation des femmes sous le règne du Khilafah passé, comme elle le fera à nouveau dans le futur deuxième Khilafah InchaAllah.

«Mohammed Akram (un savant indien contemporain, érudit de l’islam) s’est lancé il y a huit ans dans la rédaction d’un dictionnaire biographique en un seul volume répertoriant les femmes étantsavantes de la science du hadith. Un projet qui l’a amené à parcourir des encyclopédie biographiques, des textes classiques, des chroniques de madrasa et des lettres pour les citations pertinentes. «Je pensais trouver peut-être 20 ou 30 femmes», dit-il. À ce jour, il en a trouvé 8 000, durant 1 400 ans, et son dictionnaire a atteint désormais 40 volumes…. (Extrait de «A Secret History» de Carla Power publié dans le New York Times Magazine, 25 février 2007)

Exemples de femmes qui ont excellé dans divers domaines d’études sous le Khilafah: 

-Lubna d’al Andalus (10e siècle de notre ère) – Poétesse qui excellait dans la grammaire, la rhétorique, les mathématiques et la calligraphie. Elle était l’un des principaux scribes de l’État et était chargée de la correspondance officielle.

-Fakhr al-Nisa Umm Muhammad Shuhdah (12ème siècle de notre ère) – Spécialiste en calligraphie. Elle a écrit pour le Khalifah al-Muqtafi. On disait qu’à son époque, personne à Bagdad ne pouvait égaler l’excellence de son écriture. 

-Le chirurgien turc du XVe siècle, Serefeddin Sabuncuoglu, décrit des chirurgiennes en Anatolie effectuant des interventions chirurgicales sur des patientes. 

-Labana de Cordoue (10e siècle de notre ère) – Expert en mathématiques et littérature. A pu résoudre les problèmes géométriques et algébriques les plus complexes. Sa vaste connaissance de la littérature générale lui a valu d’être employée comme secrétaire du Calife, al-Hakem II. 

-Mariam «al-Astrolabiya» Al-Ijilya (10e siècle de notre ère) – Scientifique, inventeur, astronome et concepteur d’astrolabes utilisés pour déterminer la position du soleil et des planètes. Ses créations étaient si innovantes qu’elle a été employée par le dirigeant de la ville dans laquelle elle vivait. 

-Zaynab de la tribu Banu Awd (10e siècle de notre ère) – Expert en médecine, en particulier dans le traitement des plaies et des troubles oculaires.

Dr Nazreen Nawaz 

Directrice de la Section des femmes au Bureau central des médias du Hizb ut Tahrir

Traduit par l’équipe de La Pensée Islamique

Partager:

Leave a reply