La da’wa à l’islam 3/5 : la priorité de la da’wa

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Il est désormais clair que la da’wa à l’islam, c’est d’appeler et d’inviter les gens à l’islam afin qu’ils se soumettent au créateur autant par la parole que par les actes. Il est évident que la da’wa est une obligation pour tout musulman. Il est indubitable que ce qui doit être l’objectif dans cette da’wa, est de guider vers la foi (imaan) et la piété (taqwa), de écarter le koufr (rejet de la foi) et le foudjour (désobéissance). Il est incontournable que la da’wa de l’islam passe par l’appel au rétablissement de l’État islamique al-Khalifa.

Il est désormais temps de rechercher quelle priorité doit être donnée à cette da’wa et comment cet ordre de priorité doit influencer la vie du porteur de la da’wa (da’i).

La da’wa doit être une priorité dans la vie

La da’wa de l’islam est l’artère principale de l’islam et est l’œuvre de tous les messagers (as). Pour cette raison parmi une des premières révélations vers notre messager (saw) fut : « Lève-toi et avertis » (s.74, v.2)

Ce verset ordonne d’inviter à l’islam. Pour le messager d’Allah (saw), la da’wa à l’islam était la priorité absolue de la vie du musulman.

La da’wa était devenu la plus grande priorité dans la vie du messager (saw). Il forma un groupe de personnes, sous son autorité et sa clairvoyance émanant d’Allah. Par le biais des paroles et des actes, ils appelèrent et invitèrent les gens à l’islam. Il nous a été rapporté tellement d’exemples à ce sujet. Il est donc nécessaire pour les musulmans contemporains qu’ils dirigent leur vie entière vers la da’wa de l’islam et qu’ils sacrifient tout dans le sentier d’Allah. La da’wa de l’islam ne peut être une activité à mi-temps que l’on remplit lorsque les autres activités de la vie nous le permettent. Toutes les autres choses de la vie qui peuvent nous préoccuper doivent être subordonnées à la da’wa de l’islam :

 Dis: «Si vos pères, vos enfants, vos frères, vos épouses, vos clans, les biens que vous gagnez, le négoce dont vous craignez le déclin et les demeures qui vous sont agréables, vous sont plus chers qu’Allah, Son messager et la lutte dans le sentier d’Allah, alors attendez qu’Allah fasse venir Son ordre(1). Et Allah ne guide pas les gens pervers».  (s. 9, v. 24)

L’islam doit être la priorité dans la vie du porteur de la da’wa de l’islam.

Le fait que la da’wa doit être au centre de la vie de chaque musulmans a des conséquences profondes. Allah (swt) a indiqué qu’il méprise ceux qui ordonnent le convenable mais qui ne s’y tiennent pas eux-mêmes:

« Ô vous qui avez cru! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas? C’est une grande abomination auprès d’Allah que de dire ce que vous ne faites pas. » (s. 61, v. 2 – 3)

Le messager (saw) dit à ce sujet: « Un homme sera mis en avant le jour du jugement. Les habitants de l’enfer se rassembleront autour de lui et lui diront : ‘O tel et tel, que s’est-il passé ? n’étais-tu pas celui qui ordonnait le convenable et interdisait le blâmable ?’. Il dira : ‘Oui, j’ordonnais le bien mais je ne le faisais pas moi-même, et j’interdis le blâmable mais moi-même je le commettais’ ». (Mouslim)

L’implication de ce hadith est que le porteur de la da’wa de l’islam doit faire tout son possible pour vivre réellement et entièrement l’islam. La recherche de la satisfaction d’Allah (swt) doit être le point de départ de chaque pensée et chaque acte. Cela signifie que le porteur de la da’wa définit les priorités dans sa vie par rapport à Allah, et non pas par rapport à ses désirs et ses souhaits. Le porteur de la da’wa doit donc se tenir au halal (le licite) et s’écarter du haraam (illicite) dans chaque question de la vie, sans se laisser influencer par ses désirs ou un quelconque intérêt de ce  bas monde.

Le comportement du porteur de la da’wa sera par conséquent élevé, une preuve palpable que l’islam est réellement la bonne ligne directrice de la vie. Ce comportement sera une confirmation aux paroles du porteur de la da’wa, ce qui fera incliner les autres à l’islam.

Les obligations individuelles et les obligations à suffisance

Le porteur de la da’wa doit prendre en compte sérieusement les obligations individuelles (fard ‘Ayn) qu’il lui incombe entant que musulman. Il doit savoir quelles sont les obligations qui le concernent, ce que comportent précisément ces obligations-là, pour pouvoir les remplir de la façon correcte. Afin qu’il ne soit pas touché par les péchés dus aux transgressions de ces obligations individuelles.

En plus de ses obligations religieuses individuelles (fard ‘Ayn),  Le porteur de la da’wa doit aussi prendre en compte les obligations à suffisance (fard al-kifaya). La signification de Fard Kifaya est que, si un groupe de musulmans s’acquitte de l’obligation alors les autres musulmans en sont exemptés, et si à l’inverse personne ne l’accomplit alors tous les musulmans, durant cette période, sont dans le péché. Dans le cas de l’obligation à suffisance, le porteur de la da’wa peut aussi être atteint par le péché. Il est erroné de croire que la désobéissance d’une obligation à suffisance et moins grave que la désobéissance d’une obligation individuelle.

Il n’y a point de différence dans les conséquences à ne pas se soumettre à une obligation individuelle ou à une obligation à suffisance. Le musulman est atteint par le péché dans les deux cas et de la même façon. C’est pour cette raison que l’obligation à suffisance devient en réalité une obligation individuelle lorsqu’elle n’est pas remplie. Lorsqu’une obligation à suffisance n’est pas remplie, il incombera à tous les musulmans d’œuvrer pour la solution au problème. C.à.d. que l’obligation à suffisance devient une obligation individuelle. Le porteur de la da’wa doit sérieusement regarder les obligations à suffisance, avec la même rigueur que les obligations individuelles. Il doit veiller à remplir les obligations à suffisance de la même façon que les obligations individuelles. Afin qu’il ne soit pas atteint par le péché par le manquement de l’obligation.

La priorité dans les obligations

Il est un devoir, pour tout musulman capable, de remplir toutes ses obligations individuelles et ses obligations à suffisance, sans quoi il sera amené à rendre des comptes sur ses manquements à Allah (sa). Lorsqu’un conflit a lieu entre les différentes obligations du musulman, dans le sens où remplir une obligation rend impossible de remplir une autre, il doit se référer à Allah et non pas par la raison humaine pour définir la priorité entre les obligations.

Lorsqu’il y a par exemple un conflit entre deux obligations individuelles d’un musulman, Allah (sa) a rendu l’obligation d’entretenir sa famille prioritaire sur l’obligation de remboursement d’une dette. Quant à l’obligation remboursement d’une dette, elle a priorité sur l’obligation du pèlerinage (hadj).

Également, lorsqu’il y a un conflit entre une obligation individuelle et une obligation à suffisance, il faut se référer à Allah (swt) et non pas se rapporter à la raison humaine. Dans ce cas, l’obligation individuelle a la priorité sur l’obligation à suffisance.

Lorsqu’il y a un conflit entre deux obligations à suffisance, c’est également à Allah (sa) que l’on doit se référer et non pas la raison humaine. Cette possibilité est la plus probable dans les conflits entre priorités. Car l’obligation à suffisance demande soit beaucoup d’efforts et de temps, par exemple, l’obligation à suffisance de l’oumma d’avoir des mujtahidines (des savants qui extraient les prescriptions divines à partir des sources législatives de l’islam). Elles sont soit coûteuses à réaliser, comme l’obligation à suffisance de l’oumma d’avoir une armée forte afin des dissuader les ennemies de l’islam. Ou soit l’obligation à suffisance est difficile à atteindre comme changer les États de koufr dans les pays des musulmans vers un État islamique (al khilafah).

La plus grande des priorités : l’appel à l’État islamique (Al khilafah)

Puisque la da’wa à l’islam doit être la plus grande priorité dans la vie du musulman, et parce que l’appel au rétablissement de l’État islamique (Al khilafa) est une composante de la da’wa à l’islam, et que par le biais de l’État islamique (Al khilafa), on aboutira à la concrétisation, comme la fait le messager (saw), des circonstances qui font accroître l’imaan et la taqwa d’une part et d’autre part servent à défaire l’incrédulité et la désobéissance à Allah (sa), il est fondé de conclure que l’appel au rétablissement de l’État islamique doit être la plus grande priorité dans la vie du musulman. Chaque musulman doit être un porteur de la da’wa de l’islam, et chaque porteur de la da’wa de l’islam doit appeler au rétablissement de l’État islamique (Al khilafa).

Nulle excuse pour ignorer l’obligation d’œuvrer au rétablissement d’Al khilafa.

Contre ceux qui ne reconnaissent pas l’obligation de la da’wa à l’islam et qui disent “il est déjà suffisamment difficile au musulman de remplir ses obligations individuelles, qu’il ferait mieux de se concentrer sur lui-même et sur ses obligations individuelles qui lui incombent, au lieu d’inviter les autres à l’islam », nous disons :

Premièrement, le coran et la sounna du messager d’Allah (saw) démontre clairement que porter la da’wa à l’islam fait partie des obligations individuelles. Tout musulman a l’obligation de porter la da’wa à l’islam. Par conséquent, l’appel à la foi et à la piété et œuvrer pour mettre en place les circonstances qui font accroître la foi et la piété, et qui mettent à l’écart de l’incrédulité et des péchés, nous oblige à appeler à l’État d’islamique.

Au fond, ce qu’ils disent c’est d’ignorer l’obligation individuelle afin de pouvoir remplir une autre obligation individuelle. Cette position n’a aucun sens. Celui qui est réellement concerné par les obligations individuelles, n’a d’autres choix que de vouer sa vie à la da’wa.

Deuxièmement, ils partent de l’idée qu’il y a un conflit entre les obligations individuelles comme la prière, le jeûne et entretenir sa famille d’une part, et l’obligation de porter la da’wa de l’autre part. En réalité ce conflit n’a pas lieu pour la majorité des gens. Le diable le maudit tente de faire penser aux gens que porter la da’wa est trop lourd pour eux, dans l’espoir qu’ils ne seront pas attentifs à l’égard de cette obligation, mais Allah (swt) dit :

“… Allah soutient, certes, ceux qui soutiennent (Sa Religion). Allah est assurément Fort et Puissant,…” (s. 22, v. 40)

Troisièmement, dans la plupart des cas où les musulmans ont des problèmes par rapport aux obligations individuelles, comme dans les cas où le hijab était interdit (la Turquie, la Tunisie), ou les commerçants sont forcés de vendre de l’alcool dans leurs boutiques comme en Ouzbékistan, ou lorsque le jeûne du mois de Ramadan est interdit (dans la province du Xinjiang en Chine). Pour l’ensemble de ces cas, le fond du problème est l’absence de l’État islamique, et leur seule solution est le rétablissement de l’État islamique.

L’État islamique (Al khilafa) rendra possible, à ses citoyens musulmans, de suivre une législation islamique dans tous les aspects de la vie. L’État islamique veillera à ce que les musulmans en dehors de ses frontières ne soient pas opprimés ou poursuivis pour leur dîne. Ignorer la da’wa de l’islam ne résout pas ces problèmes-là pour les musulmans. Au contraire, cela ne fera qu’empirer le problème. Le messager d’Allah (saw) a dit: « Par Celui qui détient mon âme entre Ses mains ! Vous devez assurément ordonner le convenable et interdire le blâmable. Sinon, Dieu ne tardera pas certes à vous infliger une peine, puis vous L’implorerez avec insistance sans que vos invocations soient exaucées » (At-Tirmidhi).

Parmi les gens qui affirment être prêts à œuvrer pour l’islam, il y en a qui simultanément affirment ne pas vouloir œuvrer pour le retour de l’État islamique (Al khilafa). C’est très étonnant comme point de vue, puisque œuvrer pour l’islam comporte d’appeler à la foi et la piété et d’œuvrer à la mise en application des circonstances qui font croître la foi et la piété et qui mettent à l’écart de l’incrédulité et du péché, c.à.d. le rétablissement de l’État islamique (Al khilafa). À ceux qui prennent ce point de vue d’œuvrer pour l’islam mais non pas pour le retour de l’État islamique et qui essaient de se justifier en disant : « beaucoup ne remplissent même pas l’obligation individuelle comme la prière, concentrons-nous (les porteurs de la da’wa) plutôt sur les obligations individuelles ». Il faudrait les informés comme suite :

Premièrement, vous dite en réalité que la da’wa doit se limiter à appeler à la foi et à la piété, et non pas à œuvrer à la mise en place des circonstances qui font croître la foi et la piété et qui mette à l’écart de l’incrédulité et du péché, comme si l’État islamique n’est pas une composante de la da’wa. Mais celui qui revendique cela doit aussi le prouver. Où trouvent-ils la preuve, dans le coran et la sounna, pour cette affirmation ? La réalité est que le coran et la sounna du messager (saw) montre que le porteur de la da’wa doit également travailler à mettre en place les circonstances qui font accroître la foi et la piété et qui mettent à l’écart de l’incrédulité et du péché, donc à œuvrer pour le rétablissement de l’État islamique. Leur allégation est donc erronée et doit être rejetée.

Deuxièmement, l’islam est plus qu’une simple religion, ayant comme unique relation l’homme et son créateur, et dont les seules recommandations sont l’accomplissement de la prière, du jeûne, … C’est un dîne, un mode de vie complet avec des lois et des systèmes qui organisent la vie entière du musulman, à chaque moment de sa vie. Les musulmans ont l’obligation de mettre en pratique ces lois et ces systèmes, et l’État islamique (Al khilafa) est l’entité politique qui met en application ces lois et ces systèmes. Par conséquent, ignorer l’appel au rétablissement de l’État islamique (Al khilafa), c’est tout simplement ignoré une partie du coran et de la sounna révélé par le messager (saw). Ce point de vue mène a inviter les gens à mettre en application les prescriptions islamiques comme la prière et le jeûne, mais pas le reste des prescriptions d’Allah (swt).

“Croyez-vous donc en une partie du Livre et rejetez-vous le reste? Ceux d’entre vous qui agissent de la sorte ne méritent que l’ignominie dans cette vie, et au Jour de la Résurrection, ils seront refoulés au plus dur châtiment, et Allah n’est pas inattentif à ce que vous faites ». (s. 2, v. 85)

Troisièmement, il ne faut pas oublier que c’est une obligation individuelle au musulman de remettre le serment d’allégeance au Khalifa. L’existence du Khalifa est donc une obligation individuelle sur tous les musulmans. La preuve en est la parole du messager d’Allah (saw) : « Celui qui retire sa main de l’obéissance au Khalifa, rencontrera Allah sans preuve (de bonnes actions) pour lui-même. Et celui qui meurt sans porter sur son cou le serment d’allégeance (la bay’a) sera mort d’une mort de la jahiliya (de l’ignorance (époque préislamique)). » (Mouslim) Le serment d’allégeance est la méthode d’investiture du Khalifa. Il y a consensus des compagnons du messager (saw), qu’il n’est pas effectivement nécessaire que l’ensemble des musulmans donnent la bay’a (l’allégeance). Il suffit qu’une partie de l’oumma, les représentants influents parmi les musulmans (ahl al halli wal ‘aqd/ ceux qui sont qualifiés pour briser et renouer le contrat) donnent l’allégeance. C’est de cette façon que les quatre califes bien guidés (khulafa rasjidien) furent désignés. Lorsque le messager (saw) évoque le fait d’avoir une allégeance sur le coup, cela ne signifie pas que chaque individu doit avoir donné l’allégeance personnellement au Khalifa. En réalité, cela signifie qu’il doit exister un Khalifa à qui on  a donné allégeance. Celui qui meurt donc sans qu’il y ait un Khalifa – et donc dans l’absence d’État islamique (Al khilafa) – Sa mort est comme celle de quelqu’un qui vivait à l’époque de jahiliya. Ignorer la da’wa au rétablissement de l’État islamique (Al khilafa) n’est donc pas une manière qui permet de se concentrer sur les obligations individuelles. En ignorant la da’wa au retour de l’État islamique (Al khilafa) fait qu’une obligation individuelle est aussi ignorée ! L’accomplissement de l’obligation individuelle dans l’oumma n’est donc pas soutenu en ignorant cet appel au rétablissement d’Al Khilafa. Au contraire, cela fait augmenter le nombre d’obligations individuelles non accomplies.

Quatrièmement, quoique œuvrer pour le retour de l’État islamique (Al khilafa) a comme origine une obligation à suffisance, celui-là est devenu une obligation individuelle du fait que l’Al Khilafa n’est toujours pas rétabli. La raison en est, comme nous avons évoqué plus haut : lorsqu’une obligation à suffisance n’est pas atteinte, il devient une obligation individuelle d’œuvrer afin de l’atteindre.

Quant à ceux qui ont l’opinion d’œuvrer pour l’islam et non pas pour l’État islamique (Al khilafa) et qui se justifient en disant : « l’oumma est pauvre et a surtout besoins d’aliments, d’éducation et de soins médicaux », ils investissent leur énergie en tentant de fournir ces aliments, cette éducation et ces soins médicaux au lieu d’œuvrer au rétablissement du Khalifa. Il faut qu’il apprenne que :

Premièrement, les aliments, l’éducation et les soins médicaux sont des droits pour l’oumma, car le messager (saw) a dit : “Il est interdit de causer des dommages ou de permettre de causer des dommages” (Ibn Maadja). Certes, à ce moment ses droits ne sont pas rendus à l’oumma ; il y a tellement de musulmans qui vivent une pauvreté extrême sans accès aux soins médicaux et à l’éducation. Mais, Allah (swt) a révélé une méthode de cheminement afin de pourvoir à tout cela, pour l’ensemble des gens. Cette méthode, c’est l’État islamique (Al khilafa). Le messager (saw) a dit : « chacun de vous est un berger, et chacun sera interrogé (sur le bien-être) de son troupeau. Le gouverneur est un berger et il sera interrogé (sur le bien-être) de son troupeau. » (Boukhari, Mouslim). Le Khalifa (chef de l’État islamique), en d’autres termes, à la responsabilité de veiller à ce que les gens ne soient pas privés de leurs droits. Il doit donc combattre la pauvreté, fournir une éducation et des soins médicaux. La réponse correcte que l’on doit apporter sur cette observation, que l’oumma est dépossédée de ses droits, c’est d’œuvrer au rétablissement d’Al khilafa, car c’est l’État islamique qui doit veiller à ce qu’ils ne soient pas dépourvus de leurs droits. De cette manière, œuvrer par soi-même, pour donner des droits aux musulmans n’est pas conforme à la méthode révélée par l’islam, est donc incorrect.

Deuxièmement, prendre soin des pauvres est une obligation à suffisance. Lorsqu’un groupe faisant partie  de l’oumma fourni cela, l’ensemble des musulmans sont affranchis du péché. C’est en réalité le Khalifa qui doit veiller à ce que les musulmans accomplissent cette obligation à suffisance, si aucun des musulmans le fait, il doit les forcer à le faire (en imposant par exemple une taxe sur les possessions superflu des musulmans afin de le donner aux pauvres). Œuvrer pour le rétablissement de l’État islamique est aussi une obligation à suffisance. Ces deux obligations sont grandes et encombrantes. Personne ne peut accomplir ces tâches tout seules, et aucun collectif ne peut entreprendre toutes ces taches simultanément. La question est donc, laquelle de ces obligations à suffisance doit être la priorité ?

Comme nous avons argumenté plus haut, la réponse à cette question doit être extraite à partir de la révélation. L’islam a rendu la désignation d’un Khalifa et donc le rétablissement de l’État islamique comme la plus grande des priorités. En islam cette question est une affaire de vie et de mort. Ainsi, le messager (saw) a dit : « lorsque l’allégeance a été donnée à deux califes, tués celui qui a reçu l’allégeance en dernier » (Mouslim). Le messager (saw) a aussi dit : “Celui qui a fait serment d’allégeance à un imam, lui a donné la palme de sa main avec sincérité (le fruit de son cœur), il doit lui obéir tant qu’il peut. Et si un autre, vient et le conteste (veut prendre sa position), frappez-lui le coup. » (Mouslim). Et: “Celui qui vous vient alors que vos affaires sont gérées par un homme, avec l’intention de briser votre force ou de briser votre union, tuez-le” (Mouslim).

Conclusion

Après l’accomplissement des obligations individuelles, le musulman doit donner la priorité pour œuvrer au rétablissement de l’État islamique qui produit les circonstances qui font croître la foi et la piété et qui met à l’écart les musulmans de l’incrédulité et du péché, en tant que composante de la da’wa de l’islam.

 

 

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