Qu’est-ce que le jihad signifie exactement et sommes-nous tous obligés de nous battre?

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Le mot jihad signifie littéralement «faire tout son possible, l’engagement total à atteindre un but». Cela signifie aussi avoir de la patience lors des problèmes, tant durant la guerre qu’en dehors de la guerre. Donc il s’agit d’être patient face aux difficultés de la guerre et d’être patient dans la réalisation des objectifs.

Selon la terminologie de l’Islam, jihad signifie s’engager totalement dans le combat au nom d’Allah, soit directement en participant physiquement au combat, soit indirectement par le biais d’un soutien financier, soit en appellent les gens à y participer, etc.

L’Islam a utilisé le terme jihad pour le combat à cause de l’effort qu’il faut faire et de la patience que l’on doit endurer pour cela. Toutefois, chaque nation possède un terme ayant un sens égal au jihad, ou combattre. Donc, bien que le terme jihad soit spécifique à l’Islam, le concept de combattre est général pour l’humanité. Par exemple, les croisés utilisaient le terme «guerre sainte» lorsqu’ils combattaient les musulmans.

La réalité des combats est qu’ils peuvent être à la fois offensifs et défensifs. Cela signifie que l’état islamique du Khalifat peut commencer la guerre par le biais du jihad, afin de conquérir un pays ou réaliser un de ses intérêts. Mais elle peut également introduire le jihad défensif, par exemple, pour défendre l’Etat. Cela aussi n’est pas spécifique à l’Islam. Par exemple, le monde occidental a déclaré la guerre en Irak comme faisant partie de la propagation de la démocratie et a utilisé la guerre tout au long de son histoire pour protéger ses intérêts vitaux.

Cela a été très clair au cours des derniers siècles, notamment lorsque les Pays-Bas ont fait de l’Indonésie une colonie par le biais de la guerre et ont tenté de la préserver comme tel en 1945-1949. L’Angleterre a fait de même en Egypte, en Inde, au Pakistan et au Bangladesh. Et la France à travers l’Afrique du Nord. À la fin du XXe siècle, cependant, cette forme de colonisation était devenue une honte, de sorte qu’aujourd’hui, elle a pris la forme de la colonisation culturelle. Cependant, pour les gouvernements la guerre est toujours un instrument entre leurs mains. Prenez le Yémen par exemple, ou la Somalie où les États-Unis sont déterminés à protéger leurs intérêts économiques.

Selon les savants, le jihad est généralement un « fardh kifaya » (obligation à suffisance) et peut parfois être « fardh ayn » (obligation individuelle). La preuve pour cela est:

كُتِبَ عَلَيۡڪُمُ ٱلۡقِتَالُ وَهُوَ كُرۡهٌ۬ لَّكُمۡ‌ۖ

« Le combat vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable »  (Al Baqara/216)

Le jihad en tant fardh ayn signifie que tous musulmans capables de porter une arme doit se battre lorsqu’un agresseur attaque une terre islamique pour l’occuper ou pour voler la richesse ou violer l’honneur du peuple dans le pays.

Mais, le jihad n’est pas toujours obligatoire. Il est parfois même haram. Voici quelques exemples de situations dans lesquelles il est interdit:

– Selon le consensus des savants, il est interdit de participer à un jihad qui n’est pas « fard ayn » si les parents ou l’un des parents ne donne pas la permission.

– Participer à un jihad qui n’est pas «fard ayn» est également interdit si quelqu’un a une dette et ne laisse rien pour payer cette dette ou si le créancier ne lui donne pas la permission.

-Il est interdit aux musulmans de combattre les non-musulmans avec lesquels une protection ou un pacte a été convenu.

– Il est interdit de lutter contre ceux à qui l’islam n’a pas été proclamé de manière correcte et claire.

Sommes-nous tous obligés de nous battre pour l’Islam?

Il y a beaucoup de détails différents qui sont nécessaires pour obtenir une réponse correcte. Par exemple, qui est la personne qui pose la question? Est-ce qu’il vit dans un pays occidental où il est protégé, ou est-il un musulman occidental (converti)? Quel est le lieu du combat ? La question est-elle la lutte dans les pays occidentaux ou dans les pays musulmans occupés?

Ces détails sont importants pour donner un jugement précis. En l’absence de détails, nous proposons donc la réponse suivante:

– Il est pour ceux qui vivent en Occident et y sont protégés, comme pour un musulman occidental vivant dans son propre pays, interdit de trahir les non-musulmans avec qui ils vivent : les tromper, répandre le sang, posséder leurs biens ou violer leur honneur, ou causer n’importe quel mal.

– Il est permis aux musulmans dans les territoires islamiques de défendre leurs terres et de lutter contre un agresseur et un occupant colonial.

A ce niveau-là, nous attirons l’attention sur une chose importante. A l’heure où le concept de jihad en islam est attaqué de partout, les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux continuent à développer des armes de destruction massive et l’occupation des pays musulmans. A l’heure où le Coran est attaqué parce qu’il contient des versets sur le combat, les Français chantent avec enthousiasme «La Marseillaise» avec laquelle ils appellent à la bataille et souhaitent sept fois que le sang impur coule sur leurs champs: “Aux armes citoyens! Formez vos bataillons! Marchons, marchons! Qu’un sang impur Abreuve nos sillons!”.

Il faut comprendre que, par exemple, le traité de non-prolifération d’armes nucléaires comprend les pays qui ne possèdent pas d’armes nucléaires et qui ne peuvent en développer. Ce traité vise en réalité à maintenir la domination des grandes puissances dans le monde. En fait, on veut désarmer les musulmans pour ensuite les pousser à la soumission.

C’est pourquoi le combat des musulmans pour la libération de leurs pays de l’oppression, tels que les combattants musulmans contre les Russes en Tchétchénie, le combat des musulmans contre les Américains en Afghanistan, le combat des musulmans contre les Américains et les Anglais en Irak, le combat des musulmans contre les sionistes en Palestine, le combat des musulmans contre les hindous au Cachemire, etc. sont étiquetés de “terroriste“; tandis que le combat des pays occidentaux en Irak, en Afghanistan, en Somalie, au Yémen, etc. est considéré comme un « soutien » et une « aide ».

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